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Témoignages

 

La Louise,
une usine à souvenirs !

 

Le Groenland. Je savais où j’allais sans imaginer ce que j’allais y trouver. Mon voyage a commencé dans les airs.Enfoncée dans mon siège, le nez collé à la vitre de l’avion, le ciel m’a fait une faveur : l’épaisse couche de nuage qui nous suivait depuis le Danemark s’est subitement dissipée pour me laisser apercevoir les premiers kilomètres de terres du « vert pays ». Au large de celles-ci, de tous petits points blancs se distinguaient au milieu de la mer. Des icebergs ! Les premiers de ma vie, les premiers d’une longue série.

Vus du ciel les paysages sont tous plus beaux les uns que les autres. J’en ai déjà pris plein les yeux avant même d’avoir posé les pieds sur le pont de La Louise. Le voyage s’achève en apothéose : la dernière correspondance pour rejoindre le bateau se fait en hélicoptère. Dix minutes de vol, dix minutes de bonheur. L’appareil survole la magnifique île d’Uummannaq, avant de s’y poser. Certains arrivent même à voir des baleines depuis le ciel paraît-il. Fin du voyage, début de l’aventure. La Louise, goélette couleur « danette caramel », amarrée au port de pêche du village inuit, et son capitaine, Thierry Dubois, sont prêts à nous accueillir. Avant de prendre la mer pour une dizaine de jours, une ballade à terre permet de découvrir Uummannaq, qui signifie « montagne en forme de cœur » en groenlandais. L’ambiance du village, surplombé d’une imposante et singulière montagne, est paisible. Qui aurait imaginé meilleur endroit comme premier contact avec le pays ? Les maisons colorées, les pêcheurs, les chiens de traineaux qui attendent l’hiver. Ici on se sent bien.Aucun autre village à l’horizon, juste de l’eau.

Bien que le soleil de minuit ait disparu, la nuit n’a pas encore montré le bout de son nez, permettant des journées à rallonge. Le premier repas à bord de La Louise, s’annonce comme les suivants : succulent. Thierry, le capitaine-cuisinier, met un point d’honneur à nous régaler avec ses recettes à base de produits locaux (morue, bœuf musqué, agneau…). Après une première nuit passée à quai, la navigation sur les eaux groenlandaises peut commencer. Direction le fond du fjord de Kangerdlua pour s’approcher de ses glaciers. L’eau semble comme recouverte de glace pillée. Au milieu des morceaux de glaciers tombés dans la mer et des icebergs, il faut se frayer un chemin. Quel magnifique décor que cette étendue blanche encerclant la coque. Le bruit des blocs de glace qui se décrochent pour se jeter dans la mer restera gravé dans ma mémoire. Ici on oublie nos télévisions, on débranche nos smartphones. La nature accapare nos sens. Entre puissance et calme. Entre simplicité et immensité. Sur notre route, nous croiserons d’autres glaciers avec en point d’orgue le plus touristique d’entre eux, celui d’Eqip. Et toujours cette même sensation, celle de se sentir petits face à ces monstres de glace qui me fascine.La descente vers le sud nous a réservé d’autres belles surprises. Chaque jour est différent et amène son lot de surprises et de souvenirs. Majoritairement désertiques, les côtes et les plages changent de visages chaque jour. Parfois couleur chocolat, ils prennent des tons vert ou rouge, orangé, quelques kilomètres plus loin. De hauts sommets succèdent à de petites collines. Et parfois, au milieu de nul part, un village. Toujours colorés, toujours accueillants, toujours vivants. Les petits villages et les « grandes villes » vivent de manière autonomes. De la chasse, de la pêche et un supermarché dans chaque hameau. Une vie qui semble simple et qui invite à la réflexion quant à nos modes de vie d’occidentaux hyper actifs !

Outre les communes « traditionnelles », La Louise nous a débarqués sur les terres du village de Qullissat. L’endroit, un ancien village minier déserté dans le milieu des années 70, dégage une atmosphère particulière. Ici et là des maisons abandonnées. On imagine des rires d’enfants en voyant l’ancienne école. Nous rencontrons des habitants qui reviennent sur les terres de leur enfance tous les étés. Ils sont huit, sans eau, ni électricité. Les vieilles histoires reprennent vie à travers leurs visages et leurs voix. Retour vers le passé. Je bois leurs paroles, j’imprime leurs souvenirs. Des rencontres fortes, incroyables, avant de reprendre la mer vers le sud. Sur notre route, les icebergs jalonnent le parcours. Des petits, des gros, des blancs, des noirs, des bleus, des biscornus, des sculptés. Il y en a tellement que chaque minute est prétexte à une photo. Et ce n’est pas la vision des baleines qui arrange la situation ! Thierry nous avait assuré connaître un coin où il était quasiment impossible de les louper. Nous n’avons pas été déçus. Certaines nous ont escortés pendant plusieurs heures jusqu’à venir frôler la coque du bateau. Spectacle magique que ces gros mammifères tellement agiles et gracieux dans leur déplacement. Et cerise sur le gâteau, deux d’entre elles nous ont gratifié d’un petit saut ! Ces images, aussi éphémères soit-elles, restent gravées dans ma mémoire. Tout comme les phoques, les couchés de soleil, les contrastes de couleur entre la terre, la  mer et la glace. Quand on me demande ce que j’ai fait au Groenland, j’ai du mal à répondre. Difficile de raconter l’intensité des paysages traversés. Difficile d’expliquer l’énergie si spéciale qui se dégage de ce pays. Difficile aussi de raconter les journées à bord de La Louise. Ce bateau a été notre refuge. Notre repère dans ce pays tellement grand qu’il faudrait des années pour prétendre le connaître un jour. La magie arctique a opéré !

M. Lugeafoin

Août 2016

 

Un séjour totalement hors du temps

La Louise et moi, on s’connait bien. Je fais partie des chanceux qui l’ont vue naître. Alors mettez-vous à ma place (et je vous le conseille vivement) quand nous avons mis le pied sur le pont à Ilulissat ce début août, notre émotion était vive. Mais de la voir si grande et si fière maintenant n’était que notre toute première surprise.

Nous sommes en août, donc hors du temps d’abord parce que sans nuit. Nous sommes bien au-dessus du cercle polaire et le soleil se couche maintenant à peine 3 heures, ainsi nous passons du crépuscule à l’aurore sans que la nuit tombe. Nous sommes un peu déboussolés.

A la barre de notre aventure polaire, Thierry Dubois. Et là, le père est vraiment à la hauteur de sa création: extraordinaire de maitrise et de professionnalisme, mais aussi d’inventivité quand il devient cuisinier en chef et développe des talents insoupçonnés mais tellement opportuns dans ces conditions (mention spécial pour son Cheese Cake).

Disons le tout de suite, La Louise est vraiment le bateau qui offre les meilleures conditions pour effectuer ce type de voyage et surtout pour lui donner la dimension extraordinaire qu’on peut en attendre. 

Ne vous attendez pas à une connexion wifi permanente et un écran plasma dans chaque cabine, les conditions de vie à bord sont celles d’un voilier de navigation et non celles d’une croisière paquebot. Vous avez tout le confort (eau chaude, électricité, chauffage, douche, etc. ) mais suivant les règles de navigation, tout cela avec modération.

Ces règles de vie nécessaires participent à nous rappeler que nous ne sommes pas dans un voyage de tourisme de masse. La contre-partie de cela, c’est le merveilleux que nous offre la Louise tout au long de notre périple. Elle se glisse partout et nous offre un spectacle naturel incroyable, là ou les «croisiéristes» ne vont pas. Les mots sont surement trop faibles pour décrire ce que nos yeux découvrent durant notre tour de l’Ile de Disko. Les photos sont plus parlantes certainement.

La navigation à travers les Icebergs (ce Skipper, quel as), l’accompagnement des fulmars, des baleines ou des phoques mais surtout la lumière sur les montagnes de Disko, nos émotions furent vives et nos souvenirs aujourd’hui si forts que nous ne sommes pas encore redescendus du 70° Nord.

Merci à Nathalie, fantastique second de Thierry pendant ce voyage et spéciale dédicace à Thierry Martinez pour les leçons de photos ainsi qu’à Régine pour son énergie débordante de joie.

Flo et moi, nous avons tout simplement fait le plus beau voyage de notre vie. On n’a pas fini de l’aimer La Louise.

Fred Petit été 2011

Banquise et navigation

Bien qu'ayant une petite expérience en bateau et connaissant Thierry Dubois, l'ayant rencontré par deux fois avant cette aventure, je partais sans à priori faire une autre virée maritime, une de plus.

Mais voilà, changement de scénario, changement de programme.

Je découvrais tout le sens de la voile.

Thierry, dès qu'il est en mer, retrouve toute l'aisance et la grâce du marin. Pendant ce séjour, je compris la réalité de la voile dans des environnements où la probabilité d'y naviguer un jour est proche du zéro (comme la mer du Groenland).

Après avoir quitté l'Islande, la traversée s'annonce sympathique, les vents sont avec nous, mais très vite nous sommes obligés de changer de cap, la cause, la glace!!!. La banquise, le long de la côte Est du Groenland se disloquant, dérive au grès des courants et forme un panache blanc virant au bleu, sans fin. Aux milieux de ces amas un silence règne, la navigation prend une dimension «Grand écran ».

Contournant très au sud, par le Cap Farewell ces blocs enchevêtrés , nous remontons vers le nord et là nouveau décor, nouveau format, nous rencontrons les Icebergs, majestueuses cathédrales dérivantes vers le sud, s'imposant et forçant le respect.

Une autre navigation se dessine, la vigilance redouble d'intensité et les paysages aussi. Je ne pensais pas un instant vivre ces quelques jours avec autant de rebondissements et de bonheur. L’avoir vécu me possède encore.

Tout à un coût, mais ce séjour, nous en donne bien au-delà : aussi bien pour la vue, le suspens, le partage, et l’expérience, pour révéler une parti cachée en nous, ne serait-ce qu'un court moment.

Et cela n'est possible qu'avec certains hommes.

Jean-Marc Mura

convoyage Islande-Groenland avril 2012

Le témoignage en photo de Jean-Pierre Justeau